Le Mali traverse une période critique. Le samedi 25 avril 2026, des groupes terroristes et des rebelles de l’Azawad (FLA) ont mené des raids à travers le pays. Le ministre de Défense Sadio Camara a été tué.
De nombreuses positions des forces armées maliennes étaient la cible des assaillants. Ce sont entre autres Bamako, Kati, Sévaré, Kidal (…).
Ces raids ont fait de plusieurs victimes. Parmi elles, le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, figure importante du régime de Bamako, qui a été tué.
Selon un communiqué, un véhicule piégé conduit par un kamikaze à exploser près de la résidence du général Sadio Camara à Kati.
Le ministre de Défense aurait engagé de tirs avec les terroristes. Il a réussi à “neutraliser“ d’autres avant d’être mortellement atteint par un tir ennemi. Transporté à l’hôpital, il y a rendu l’âme.
Deux jours après les attaques, la coalition FLA – JNIM affirme contrôler Kidal. Au Mali, ces attaques armées sont les plus sévères depuis des décennies.
Elles ne rassurent pas. Faut-il donc craindre pour le pays ?
“Oui, il faut craindre pour le Mali. Car ces attaques exposent la fragilité du système des renseignements généraux.
Or c’est un maillon capital pour la sécurité nationale“, analyse à 7info, Dr David Mébra Koné, analyste politique.
Pour lui, cette série d’attaques remet également en question l’alliance avec la Russie dont des ressortissants engagés dans Africa Corps sont alliés à Bamako.
“Existe-t-elle réellement, ou n’est-elle pas un leurre ? “, s’interroge Dr Koné Mébra.
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À l’en croire, “le bénéfice d’avoir la Russie comme partenaire, devrait se mesurer dans de tels moments pour le Mali. Malheureusement, ce n’est pas le cas“.
L’analyste politique estime que la solution à la crise sécuritaire au Mali est “le retour à l’ordre constitutionnel“.
“Les militaires qui promettaient de finir avec le terrorisme en un temps record sont aujourd’hui dans l’impasse“, soutient-il.
Léon Séka, doctorant en science politique à l’université de Cocody. Il est plutôt optimiste pour le Mali.
“L’histoire nous enseigne que le peuple malien est un peuple résilient.
Il a connu des situations plus difficiles, mais a toujours réussi à surmonter les défis et à se relever face à l’adversité. Le Mali s’en sortira“, affirme-t-il.
Pour rappel depuis l’indépendance en 1960, le nord malien a connu plusieurs rébellions touarègues.
Ce sont celles de 1963, 1990, 2006, 2012. Ces insurrections sont motivées par la quête d’indépendance de l’Azawad (nord du pays).
Arnaud Houssou













